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Mardi 4 novembre 2008

Quai des Antilles, Hangar à B,
B comme Banane, Buren, Boîtes, Babs, Bobos ou Baisers cachés,
Je promène mes pensées au fil des anneaux du fameux B.
Des pensées, ça j'en ai ! Plutôt bonnes dans l'ensemble,
Parfois mauvaise mais personne n'est parfait.

Le long de ce quai, je laisse 20 ou 30moult derrière moi,
Egrainant un à un les souvenirs semés par ci par là...

Dock Yard, After Café, quelques très bonnes soirées ;
Le Ferrailleur, tiens, jamais allé ;
Galerie d'expos d'œuvres contentes pour rien ;
Cocktail avec ma belle ;
Marathon, Aprém percussions ;
David la mèche au LC ;
Goran Bregovic, plutôt magique...
Puis voilà l'éléphant qui me suit du regard,
Les machines, toujours sur l'île, c'est rassurant.

La suite ? Je n'en ai aucune idée,
J'espère bien encore plein de bonnes soirées...
Je sais juste que bientôt, je vais arrêter de marcher,
Parce qu'en face c'est « quai de la Fosse »,
Et que j'veux pas tomber !

 

 
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Lundi 3 novembre 2008

 
 

Lors des dernières « Journées du patrimoine », un site rare était exceptionnellement ouvert au public le dimanche 18 septembre 2005.
Les Folies Siffait suscitent beaucoup d'interrogations. Elles sont situées à 20 kilomètres à l’est de Nantes sur la commune du Cellier (Loire-Atlantique), propriétaire du lieu. A la fois jardin, château, labyrinthe et belvédère exceptionnel sur la Loire, elles sont objet de fascination et méritent finalement très bien ce qualificatif de « folies ».
Déjà, en 1984, était parue « La folie de Monsieur Siffait » de Joël Roussiez, une nouvelle illustrée de photographies rendant hommage au lieu. Ce livre, paru en 1999, les présente, mais permet toujours de découvrir un lieu unique en France, dont la réhabilitation est en cours depuis 1993, ayant été protégé dès 1942 et inscrit monument historique « parcs et jardins » en 1991.
Dans ce livre, Jean-Gabriel Bouchaud, un Nantais issu d’une longue lignée d’artistes, se lance dans un récit basé sur une enquête personnelle sur l’histoire mystérieuse des Folies Siffait. En effet, beaucoup de mystères planent sur leur symbole, leur édification, leur agencement. Maximilien Siffait, receveur général des Douanes, venu d’Abbeville (Somme), architecte autodidacte, est l’auteur de ces constructions ayant nécessité un monumental chantier de maçonneries, quatorze années durant, à partir de 1816.
Elles sont dédiées à sa femme, puis à sa fille. Cet homme, maire du Cellier, a créé un monument aux murs de schiste ardoisé, avec niches, balustrades, enduits colorés, escaliers, murs, tours, trompe-l’œil, fausses ruines... Des terrasses successives, telle celle du cèdre ou celle du figuier, permettent de bénéficier d’une superbe vue sur la vallée de la Loire. En 1830, la mort à 19 ans de Jeanne-Louise, la fille du créateur, met alors fin au chantier. Oswald, le fils de Maximilien, en botaniste amateur averti, plante de nombreux arbres (araucaria, catalpa, cèdres paulownia…) renforçant l’image féerique du cadre. Le site a souffert depuis sa création avec le tracé de la voie ferrée de la ligne « Angers - Nantes » ayant occasionné la suppression d’une partie des terrasses ou encore son abandon durant un siècle pendant lequel la nature a repris ses droits.
En plus de l’histoire réinterprétée, car il n’y a pas d’archives, des photographies en noir et blanc et couleurs évoquent ce site faisant parfois songer aux gravures de Giambattista Piranèse. Un plan permet de retrouver les différentes scènes le composant comme le Belvédère de Mme Siffait, le Siège de l'homme seul, le Mausolée du néant, les Oasis de fraîcheur, les Escaliers en cascade... Incontestablement, la restauration en cours est un bienfait. Elle permettra, souhaitons-le, d’augmenter la fréquence des ouvertures au public car après la mort de Jeanne-Louise, il est temps que la vie retrouve ses folies.

© Conservatoire des Jardins et Paysages / décembre 2005

extrait de : http://www.conservatoire-jardins-paysages.com/livres.php?id=235
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Mardi 30 septembre 2008
 

Dans toutes les tempêtes,
il y a le ciel noir,
le tumulte des vagues,
le fracas des récifs.

Il y a aussi les gouffres,
les tourbillons,
les orages, les tornades, les typhons
des tourmentes,
et toute la colère du monde.

Mais dans toutes les tempêtes,
Il y a aussi l'espoir de s'en sortir
.

 
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Mardi 3 juin 2008

 

 

Je connais un arbre dont la cime
S'est faufilée entre les nuages
Pour pouvoir toucher le ciel.
Je l'ai découvert un jour où je cherchais
A fuir loin des hommes et du tapage
de leurs querelles habituelles.

Je suis monté branche à branche,
Et bien après les nuages,
J'ai construit ma cabane.

Depuis, chaque nuit, je m'y rends en catimini... Là-haut, il fait si calme
Que j'entends mon âme chuchoter.

Et lorsque la nuit remonte,
Qu'il est temps de rentrer sur terre,
Je prends toujours une miette d'étoile,
Que je pose sur le cœur de ma p'tite fiancée.

Car je veille sur elle,
Autant qu'elle veille sur moi,
Ainsi, même dans l'obscurité,
Je vois scintiller son éclat.
 

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Jeudi 3 avril 2008

C’était un matin comme je les déteste…
Disette de poiscaille, pluie oblique infâme,

J’étais sorti de ma gouttière à rebrousse-poil.


Dans l’coin on m’appelle « Amadeus la Teigne » :

Amadeus, rapport à ma médaille autour du cou,

La Teigne… j’vous laisse deviner,
Alors aucun commentaire sur ma pelure mouillée !!!

J’faisais ma descente chez l’poissonnier,

lorsqu’un tintouin de tous les diables,

Qui v’nait de la rue d’à côté,

me bourdonna dans l’esgourde.

Je me suis dit :

« Allez, tant pis pour cette sole qui m’fait de l’œil…

Si il y a de la pétarade dans l’air,
Y’a Amadeus la Teigne ! Amadeus le Cogneur !

Amadeus le Dur ! »

Au bout de la rue, j’en croyais pas mes mirettes.

On avait pas vu une telle réunion de matous,

Depuis la visite du chat botté !


Stoïque, j’me suis frayé un chemin

Au milieu de ce tas de miauleur en rut…

 

Et là je l’ai vu !

Une minette bien peignée, une aguicheuse de compét’

Une pépette bien roulée…

 

J’ai joué des coudes et des griffes pour faire taire mes compères

J’ai posé une guibolle à terre et j’lui ai dit :

 

«  Oh Ginette, quand j’te vois, J’ai l’palpitant qui s’emballe !

T’as des yeux d’ange mais j’crois que t’es une tigresse…

Et quand tu regardes la teigne comme ça,

ben il devient doux comme un agneau.

J’vais pas te la faire façon cantate sous l’balcon,

mais toi et moi, J’crois qu’on va partager plus qu’un poisson. »

 

J’me suis rapproché d’elle la bouche en cœur,

Mais v’la que la gamine me tourne le derrière et les talons.

 

J’ai bien cru qu’elle allait s’la tchave 
en  m’laissant là comme une vieille chaussette…

Mais au bout de la rue elle s’arrête :

 «  J’m’appelle pas Ginette mais Miss Princess’
J’suis pas une pépette mais une Diablesse.

 

Les durs, les tatoués, j’les ai pratiqué…

Et chaque fois c’est la même cuisine !
Ils te roulent les mécaniques pour t’apprivoiser,
Et dés qu’on leur a céder, y’s’font la malle avec la voisine.

Alors laisse moi continuer ma route,

Et toi gamin, trace ton chemin. »

 

Et juste avant mon champ de vision, j’ai rétorqué :

 

«  Ben tu vois, Miss Princess’

Des bourre-pifs, des ramponneaux,
J’men suis pris dans les chicots,

Mais comparé à toi, c’était des caresses !

Sûr que j’y met pas toujours les formes,

Mais pour une fois, ce que je ressentais pour toi,

C’était du lourd, du vrai…

 

Je vais tailler ma route et tant pis,
car j’vais garder pour une autre,

Tout l’bonheur que je voulais t’offrir. »

 

Une larme de crocodile à l’œil j’allais partir,

 lorsqu’un dernier pincement au cœur,

Me fit tourner la tête…

Elle me mattait avec un grand sourire.

 

« En fait sous ton air de gros matou,
se cache un p’tit minet…

A peine sorti de l’œuf, pas franchement terminé.

On t’appelle peut-être le cogneur,

Mais j’suis sure que dans ses jupes,
Ta maman te surnommais le pleureur.

Mais t’as de la chance parce que j’aime tes cicatrices,
Pas les balafres que tu portes en vitrine,

Mais plutôt celles que tu gardes en coulisses…

Allez viens Amadeus le tendre,

C’est ma tournée chez l’poissonier ! »

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