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J’appartiens au vent,
Elle à la terre.
Chaque jour nous nous retrouvons,
D’un souffle je la parcours
Et sous mes caresses, je devine
les frissons de son écorce.
Lorsque je suis bien moins qu'une tempête,
Même plus un petit courant d’air,
Elle est la seule à savoir où je me repose,
Elle est la seule...
Elle sait dresser les montagnes,
C’est pour ça qu’elle est belle.