Mes spectacles

Graphisme



  Mon site pro :
logo-avecungrandc-moyen-copie-1.jpg


Mes autres sites :

logo-pt 

Recherche

Petites histoires

Lundi 20 mars 2006 1 20 /03 /Mars /2006 21:25



Pas tout ce chemin pour rien
Pas toutes ces heures et tout ce temps,
Où j’ai tenu bon face au néant,
Où j’ai levé la tête comme les grands,

Pas tout ce chemin pour rien,
L’étreinte des angoisses que je repousse,
Mes croyances que j’ai bâtît
Envers et contre tous

Pas tout ce chemin pour rien,
Ces lancinants bruits de pas quotidien,
Ceux de la vieillesse qui nous guette
Dans nos lendemains de fêtes

Pas tout ce chemin pour rien,
Ces tempêtes que toutes les nuits j’ai essuyées,
Ces océans de larmes qui sur mes joues
Ont coulé

Pas tout ce chemin pour rien,
Cet amour et cette femme qui m’a délivré,
Des mes longues absences de fermetés,
De mon manque de réalité,

Pas tout ce chemin pour rien
La vision du monde que j’ai cherché,
Dans leurs yeux et dans leurs rires
En fait je n’ai jamais rien vu de pire !

Pas tout ce chemin pour rien,
Ce renoncement qui me porte
Contre l’orgueil qui m’envahit,
jour après jour, vie après vie.

Pas tout ce chemin pour rien,
Pour encore trouver la force
De sourire à ceux qui me font souffrir…
Pour juste une fois trouver la force
De le dire ce « je t’aime » qui me rend ivre !
Par Julien - Publié dans : Petites histoires
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Lundi 2 janvier 2006 1 02 /01 /Jan /2006 21:00
 
Prières aux vents
Texte de Julien avec l'aide de e-ghost , illustrations de e-ghost

Voici dix jours que le vent souffle sur ma tête, ce vent si doux autrefois…
Aujourd’hui il ne transporte plus que la poussière d
e mon toit, les cendres de ma maison.

Voilà dix jours maintenant que le sifflement des bombes s’est tue, q
ue ma famille n’est plus. Plus que de simples pierres, ce sont les débris de tout un peuple que
Je ramasse à présent.

Devant tout mes rêves s’élève tristesse et amertume. Devant tout mes espoirs se dresse désormais un mur.

Et pourtant, je prie… pour la paix, p
our que tout revienne comme avant, pour que cette blessure se referme à jamais.

Que pourrais-je offrir de plus que tout mon amour et tout mon pardon ?
Et aujourd'hui, J’implore qu’un seul de vos Dieux entende mes prières…
---
Au creux de nos cœurs, là où coule l’encre de nos rêves, naît mon histoire…
Elle commence le temps d’un silence, le jour où toute ma vie s’est figée.
Ce jour là, j’ai cru que mon existence ne serait plus qu’une immense douleur étouffée de solitude… et pourtant…

Dans mes lamentations m’apparut un vieil homme… il m’observa un moment puis il posa sa main sur mon épaule. Lorsque mes yeux croisèrent les siens, j’eu l’impression de connaître ce vieillard depuis de longues années. Il avait une expression familière d’un aïeux qui reviendrait d’un exil, d’un de ces grands-pères éternisés dans la quiétude d’un album photos poussiéreux…

De son autre main il me tendit une feuille de papier jaunie et me dit : « Une goutte d’eau peut se cogner contre le sol, mais quoiqu’il arrive, elle nourrira la terre… ».

Je suis resté immobile face au vieil homme qui s’en allait lentement, la feuille posée devant moi. Ces paroles se perdirent dans le flot incessant de mes pensées. Au bout d’un long moment je me décidai à déplier le bout de papier usé qu’il m’avait donné. Il m’apparut une magnifique calligraphie tracée par une main de maître… Chaque pigment s’harmonisait parfaitement avec ses semblables et il se dégageait un équilibre extraordinaire. Elle était belle… belle à en pleurer.

Bien que ne comprenant pas le sens de cette calligraphie, je ne pus détourner mon regard. Je me surpris à imaginer les courbes d’une femme qui n’existait que dans mes désirs les plus fous. A mesure que je la regardais, ma douleur s’apaisait. Je me souvint alors de tout ces petits moments de bonheur aux côtés de ma propre femme et de mes enfants… tout ces moments qui me firent tant aimer la vie.

Les semaines passèrent et chaque fois que le chagrin s’apprêtait à me dévorer, je posais mes yeux sur cette image qui, selon moi, avait le pouvoir d’atténuer toute les souffrances du monde.

Un jour, alors que j’étais assis par terre, devant la maison que je tentais de rebâtir, je passai mes doigts dans la poussière.
Naturellement, ma main traça une courbe… je l’ai regardé quelques secondes puis je l’ai effacé. Pourtant, cette courbe persistait dans mon esprit. Quelque chose me disait que je pouvais la redessiner plus nettement… Ma main se remit à tracer mais cette fois-ci, elle semblait être guidée par une certaine détermination. Au fur et à mesure que mes doigts séparaient la poussière je sentit monter en moi une émotion considérable, comme si… comme si une force dictait mon geste. Lorsque j’eu finit mon tracé, un frisson parcourut tout mon corps : la courbe reflétait parfaitement mon état d’esprit ; je pouvais lire mes sentiments comme dans un livre.

Cette courbe ne me quitta plus jamais. Elle accompagnait chacun de mes gestes et je la voyait partout, dans chaque arbre, dans chaque maison, dans chaque passant que je croisais. Elle était gravée dans ma rétine, comme par un artiste à la force exceptionnelle.
Un vent particulier se mit à souffler. Il remplaçait une à une les brûlure de notre terre par un arbre, une fleur, un chant d’oiseau. Il respirait dans ma tête, balayant doucement ma tristesse, éprouvant impassiblement la colère des hommes. Je compris alors que même le pire doit passer.
Je suis cette goutte d’eau… qui s’est cognée contre le sol.
J’ai commencé depuis un chantier bien plus vaste que la construction de la plus grande des maisons. Je parcours le monde, et j’enseigne l’outil de Dieu. Je dispense une parole de paix, et d’avenir. Face aux hommes qui veulent construire, je dessine la courbe…
---
« Dieu ce sont les hommes, et un jour ils sauront… »
Jacques Brel
 
Par Julien - Publié dans : Petites histoires
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires
Samedi 17 décembre 2005 6 17 /12 /Déc /2005 22:00
 
 
C’est une étudiante accoudée à la fenêtre. Elle fume une curieuse cigarette, les yeux fixés vers un avenir incertain. Incertain est un mot qui la qualifie bien, se dit-elle. Elle est en fac de droit depuis deux ans mais rêve de tout plaquer pour faire de l’humanitaire !
D’un geste nonchalant, elle ferme la fenêtre et retourne se plonger dans « Le Monde ». Elle est couché sur son lit, les jambes en arrière. Son ordinateur portable diffuse un fond de Reggae. Son téléphone n’est pas très loin, juste pour ne pas répondre au cas où son ex appellerait. Elle est plongé dans sa lecture…

Au bout de trente secondes, elle repose le journal, pousse un soupir et fixe désormais son attention sur le poster du « Che » punaisée sur le mur de son bureau. « Hasta siempre ! » chuchote t’elle. Elle se dit qu’elle aimerait bien vivre la même vie qu’Ernesto Guevara… Partir sur une vieille moto, sillonner l’Amérique du Sud et puis tout le reste !

Elle ne veut surtout pas entrer dans le moule, suivre le même exemple que ces parents. Se marier, avoir des enfants, à quoi bon ? Pour s’apercevoir à quarante ans qu’on à loupé sa vie ? Bon c’est décidé, après sa maîtrise, elle partira à l’aventure pour de bon ! Après la maîtrise… dans trois ans.

Elle se relève, retourne à la fenêtre et se remet à rêver.
 
Par Julien - Publié dans : Petites histoires
Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires
Dimanche 4 décembre 2005 7 04 /12 /Déc /2005 18:58

 

On est entré au « resto » du temps de midi avec une toute petite faim, vraiment toute petite… minuscule… quasi inexistante. On se demande vraiment pourquoi on y est entré dans ce resto, qui en passant ne paye pas de mine !

L’instant est grave. On est là, debout, observant presque avec dégoût les gens déjà attablés, on jette un œil dans leurs assiettes ; décidément, ça ne paye vraiment pas de mine ici ! A ce moment, l’envie de rebrousser chemin devient totalement palpable. Or il est déjà trop tard car le serveur vous a repéré et il se dirige vers vous, bien décidé à vous placer et exercer son métier comme il se doit !

« C’est pour manger ? Vous serez deux ? Je vous installe ici ? » s’empresse t’il de vous demander. Pris au piège, sans autre choix possible, on s’assoit. Puis vient la carte renfermant les merveilleux mets dont bientôt nous pourrons « amplement » nous délecter.

Le dégoût est à son comble ! Non, vraiment, l’appétit n’est pas avec nous aujourd’hui ! On referme la carte… « Je voudrais une salade verte et une carafe d’eau SVP ! ». C’est déjà beaucoup trop.

L’autre, celui qui est assis en face, ne se doute en rien de votre cruel manque d’appétit et entame la conversation. On l’écoute attentivement comme si ses mots allaient nous mettre l’eau à la bouche mais hélas, il n’en est rien. La salade est devant nous, tel l’Himalaya ! A un détail prés : c’est une montagne que l’on doit descendre et non escalader.

L’heure tourne, la vinaigrette aussi ! Bientôt notre interlocuteur à l’appétit aura fini son assiette. Bientôt le serveur reviendra pour vous débarrasser et vous lancera cette phrase assassine «  Quelque chose ne vous a pas plu, monsieur ? ». Alors, on rétorquera nonchalamment : « Non c’est bon mais je n’avais pas très faim ! » puis on baissera les yeux sur l’assiette en prenant un air embarrassé comme si tout le restaurant s’était tourner vers vous pour vous donner une leçon de morale. Il n’y a plus qu’à espérer pour que l’assiette reparte le plus vite possible et surtout, surtout… que le cuisinier ne sorte pas de derrière sa porte en criant «  Tu ne te lèveras pas de table tant que ton assiette ne sera pas finie ! ».

Mais la seule punition qui arrive, c’est l’addition ! ». Un peu salé pour une salade ! On paye, on se lève, on se dirige vers la sortie, le serveur nous lance son « à bientôt » ; au moins, il n’est pas rancunier.
Le supplice est terminé à présent que l’on est dans la rue retournant au travail… Mais tient, c’est étrange, on a comme un petit creux.

Par Julien - Publié dans : Petites histoires
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Jeudi 1 décembre 2005 4 01 /12 /Déc /2005 20:31


Non c’est pas vrai, j’suis pas en train de pleurer
C’est juste une poussière, les oignons,
Les hérissons écrasés, ça me colle le bourdon
Je suis allergique à l’eau de javel,
Au pistil, au pollen…

Non c’est pas vrai, j’suis pas en train de pleurer
J’me suis mis l’doigt dans l’œil
Je suis maladroit mais je suis pas le seul
Je vient de me fouler un orteil,
T’as déjà eu un mal pareil ?

Non c’est pas vrai, j’suis pas en train de pleurer
Mais la petite maison dans la prairie est plus diffusé
Ca J’arrive toujours pas à l’avaler !
Le prime de la starac s’est mal passé,
Y’a plus de papier dans les wc

Non c’est pas vrai, j’suis pas en train de pleurer
C’est le non que la France à voter ,
La gauche qui arrive pas à se relever,
J’ai du trop appuyer sur le rimel,
Paul s’est planté, il a pris de la Tourtel…



En gros, le but du jeu est de continuer ce texte avec les excuses de votre choix sur le fait que vous n'êtes pas en train de pleurer. Vous pouvez les ajouter en commentaires où les envoyer par mail... (je les rajouterai avec mes petits doigts à moa !) Bien évidemment je garde mon droit de modération et ne vous amusez pas à raconter n'importe quoi !

A GAGNER : Le plus productif et pertinent gagnera toute mon estime bien sûr... et aussi s'il le désire un portrait de lui ou d'une de ses connaissances retouché par mes soins... sympa non ? du moins je l'espère...

VOUS AVEZ JUSQU'AU 31 Décembre 2005 23h 59 min 59 sec pour m'envoyer vos excuses.

 



Par Julien - Publié dans : Petites histoires
Ecrire un commentaire - Voir les 11 commentaires
Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Signaler un abus - Articles les plus commentés