S’il me fallait des trippes
Pour gueuler ce qui me rend dingue,
S’il me fallait du courage
Pour vous regarder en face,
S’il me fallait du temps
Pour me vivre à 200%,
S’il me fallait de l’audace
Pour crier qui je suis vraiment,
S’il me fallait de l’amour
Pour croire en vous,
S’il me fallait de la rage
Pour continuer d’espérer,
S’il me fallait une raison
Pour comprendre,
S’il me fallait une excuse
pour ne pas recommencer,
S’il me fallait être la liberté
pour enfin m’envoler,
S’il me fallait un destin,
Tant de cinéma pour gober tout ça,
S’il me fallait de la peine,
Pour tenir le bonheur responsable,
S’il me fallait la fin,
Pour ne pas avoir peur de vivre,
S’il me fallait la passion
Pour apprécier le sommeil,
S’il me fallait l’humilité
de n’être jamais un grand,
S’il me fallait…
Les yeux plantés dans les tiens,
où l’espoir me tient lieu de phare,
Dans cette nuit longue à en mourir
Et la chaleur tout contre toi.
Je n’en sais rien de demain,
Je m’en moque d’ailleurs,
Je suis un homme, rien qu’un humain
Fragile et qui souvent pleure.
Pourtant le monde, je le tiens,
Au creux de toi, dans la main de mon fils,
lorsque les mots refont le monde,
lorsque la musique est son infini.
De vouloir tout changer,
Ma rage est consommée,
Qu’on arrête de déconner ,
Ma rage est consummée,
Mais la rage je l’ai,
la rage d’enfin la paix.
Rien que pour nous,
Rien que pour ceux qui viennent,
Tenons le cap, rions, dansons
Et leur dire comment la vie est belle.