Je suis le gardien d’une tour en ivoire,
Aujourd’hui je ne saurai voir plus loin
Que le bout de mon nez,
Que le bout de mes pieds.
Face aux peuples qui grondent,
Je ferme les fenêtres à clé,
tant je me préserve de leurs mots immondes,
Il m’arrive souvent de les insulter.
Ma tour maintenant, je peux plus la quitter,
C’est elle qui me fait peur et me fait miroiter,
Des chimères a n’en plus finir
Et surtout ne plus croire en d’autres avenirs !
Ca fait mal aux orteils
de sortir des chaussons,
Le froid pique ma tête
dés que du sable je l’ôte.
Plats sont mes rêves,
autant que mes écrans
qui me protègent des flashballs,
des pavés tirées à blanc.
Derrière mes idées bien tranchées,
Mon facebook et ma télé,
Pensez aux autres, ça me fait chier !
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Dors mon petit bonhomme, Demain tu marcheras plus vite, Demain tu iras encore plus loin. Pour l’instant repose tes pas Et va là où tes rêves te portent, Moi papa, je suis grand et fier De ton bonhomme de chemin. Avec tes mains dans les miennes mon bébé, Je t’apprends à ne pas tomber, Je te préserve des bosses, d’un genou écorché, Je joue les grands comme si je savais, Pourtant c’est toi qui m’apprend à marcher. |